La genèse

J’ai débuté ma carrière de metteur en scène avec un spectacle sur Baudelaire à l’Alambic Studio Théâtre  à Paris  puis en Avignon à la Maison de la Poésie. Un seul en scène, un premier essai et toutes les erreurs de jeunesse qui vont avec. Une surabondance désorientée.  On croit que le foisonnement donne l’intérêt au propos alors que du dénuement, parfois, éclot la magie. Je pense avoir appris cela en ce temps de la genèse . Seulement, la mise en scène très fleurie à Paris ne pouvait pas être de même en Avignon. Le lieu n’ayant plus rien à voir, il a fallu passer du foisonnement au dénuement en douze heures. Une grande expérience d’adaptation qui m’a toujours servie dans mon travail de metteur en scène.

 

L’école de théâtre

J’ai eu la chance de créer des spectacles, dans le cadre de l’école de théâtre.  Durant une quinzaine d’années et parfois quatre spectacles par an. Antoine Vitez a beaucoup parlé, à travers ses écrits, de la qualité créatrice de l’école. Pour l’apprentissage de la mise en scène, il n’y a rien de tel. Pouvoir créer avec ces acteurs en devenir, des représentations dignes de spectacle professionnel, était vraiment une gageure pour moi. Tenir compte de chaque être humain dans sa spécificité, mettre en avant son talent, s’avoir orienter l’essentiel du projet vers l’objectif, rendre autonome l’acteur afin qu’il soit dans la proposition jouissive… Toute cette expérience accumulée m’a vraiment appris à monter des spectacles. Il n’y a pas de place à l’intellectualisation quand il faut être pragmatique.

 

Le théâtre privé

J’ai mis en scène la pièce de Xavier Durringer « Une envie de tuer sur le bout de la langue ». La scénographie et la musique Rock donnait une grande force à ce texte quotidien et percutant. Il faut toujours que l’ensemble soit le plus harmonieux possible afin que le spectateur s’immerge dans l’action. Je mets toujours un point d’honneur à faire une bande son et une installation lumière efficace pour que l’ivresse soit au rendez vous.

Pour « The CABARET (et puis c’est tout !) »  à l’Espace La Comédia de Paris, nous avons créé avec les acteurs un mouvement permanent, chaque ouverture de rideau laissant apparaitre un nouvel espace et une situation inédite. Quand le rideau se refermait le meneur de jeu (je jouais moi-même ce personnage) faisait son entrée. Un castelet, suivant les épisodes, donnait à voir des tableaux peints sur la devanture (dessins d’enfants, intérieur salon etc.…) et suivant les scènes, il servait la scénographie.

 

Le Réactif Théâtre

Je suis l’auteur, metteur en scène des pièces que nous représentons, vingt au total. Je mets une attention particulière sur le jeu des acteurs qui est le plus réaliste possible. La forme est légère et modulable, il faut user de beaucoup d’imagination pour que l’unité de lieu soit la plus fonctionnelle possible. Une grande partie de ce travail réside dans le fond. Mais les mises en espace de ces petites formes restent subtiles. Nous devons être tout-terrain et adaptables, cela veut dire pouvoir présenter le spectacle n’importe où (Gymnase de maison d’arrêt, foyer culturel, cantine de Lycée mais aussi théâtre et salles de spectacles, etc.)

 

 

THE CABARET (et puis c’est tout !)

 

UNE ENVIE DE TUER SUR LE BOUT DE LA LANGUE

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